06/10/2017

A la Biennale de Venise 2017


Venise, l'éternelle ! La cité des Doges s'enfonce dans la lagune, nostalgique de son influence maritime et commerciale. Reste son rayonnement artistique, régénéré tous les deux ans par la biennale d'art contemporain. Et le spritz !

 Le spritz, c'est sacré !
 
La ville musée. Bienvenue dans le grand barnum touristique. La culture n'est souvent plus qu'un prétexte. Le matin Giotto, l'après-midi Blazy ; entre les deux, slalom géant entre les touristes et les stands de souvenirs made in China. 
Il n'en reste pas moins que la Biennale de Venise demeure l'une des rares manifestations non commerciales d'art contemporain dans le monde. Et il suffit de faire un pas de côté pour retrouver toute une poésie du quotidien qui, la nuit, confine à la magie. Surtout si l'on sacrifie d'abord au rituel du spritz à l'heure de l'apéro du soir.
Une rue déserte près des Giardinis

Spritz time. Ce cocktail de plus en plus en vogue chez nous se compose de prosecco, un vin blanc finement pétillant, et d'une liqueur à base de zeste d'orange. Un genre de Picon local. Mais une fois marketté par Campari, le cocktail des Vénitiens commence à devenir un carton mondial. Pernod-Ricard a du mal à endiguer le phénomène. Son petit jaune voit rouge !
Ce qui manquera toujours chez nous, c'est ce rituel de la passeggiata à l'heure de l'apéro. On rentre du travail, on rentre brièvement chez soi, on s'habille de frais et on se promène sur l'artère et la place principale. On se montre et on s'arrête longuement pour bavarder et boire un spritz. Le forum moderne. L'hiver, grand défilé de fourrures chez les dames.

Venise sauvée des eaux. Côté Biennale, on pouvait voir sur le Grand Canal, depuis le vaporetto, l'installation "Support" de Lorenzo Quinn (fils de l'acteur, Zorba le Grec pour les cinéphiles). Les mains géantes ont l'air de vouloir sauver Venise de la montée des eaux. Immédiatement compréhensible et très esthétique, ce qui n'est pas toujours le cas des œuvres d'art contemporain !


Le transport des moulages a aussi été un grand moment surréaliste.

(Photo Brain magazine)

Plus en rapport avec l'art culinaire qui irrigue ce blog, j'ai beaucoup aimé la proposition du Japonais Shimabuku : "Sharpening a MacBookAir and cutting an apple", une vidéo pleine d'esprit à voir ici (clic). C'est évidemment l'outil idéal pour couper les pommes, c'est marqué dessus !
Une bonne réponse à l'obsolescence programmée de nos outils numériques !

A part ça, j'aurais pu vous faire saliver de sarde in saor (sardines marinées), de gnocchi ou de foie à la vénitienne, de zalettis (les petits biscuits du canaval), de cicchetti (toasts tendance tapas)... Mais j'ai eu pitié de vous !

La Biennale Viva arte viva : à l'Arsenal, aux Giardinis et partout dans la ville jusqu'au 26 novembre 2017.

2 commentaires:

  1. Il ne fallait pas avoir pitié des lecteurs et continuer… on était parti dans une belle balade au fil des canaux… Ah Venise… Je me retrouve bêtement devant mon clavier et malheureusement mon Mac refuse de couper les pommes…

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  2. Il ne fallait pas avoir pitié des lecteurs et continuer… on était parti dans une belle balade au fil des canaux… Ah Venise… Je me retrouve bêtement devant mon clavier et malheureusement mon Mac refuse de couper les pommes…

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